dimanche 28 décembre 2014

Les Chroniques des Vampires, Tome 11

 Tome 11 - Prince Lestat 
d'Anne Rice

Mon Résumé :
Cela fait presque vingt ans que les événements de La Reine des Damnées ont eu lieu, bouleversant le monde des Buveurs de Sang. Pourtant, rien ne semble avoir changer. Les vampires vivent toujours chacun pour soit, se reproduisant sans règle, les anciens ne s'en souciant pas. Lestat, lui-même, s'est réfugié dans la solitude. 
Mais petit à petit, une Voix se fait entendre et le massacre des plus jeunes commence. Qui est-elle et que veut-elle ? Le Monde de la Nuit s'agite à nouveau et cette fois ce pourrait bien être la dernière...

Mon avis : 
- C'est totalement par hasard que j'ai vu que mon auteur préférée avait sorti un nouveau tome ! Malheureusement pour moi, il n'a pas encore été traduit en français, mais je me suis dit "impossible d'attendre", alors je l'ai acheté en version originale. Je suis contente le niveau d'anglais n'était pas trop dur pour moi et j'ai bien pu en profiter.
- Ce tome est toujours aussi bien, même s'il y a moins d'action que dans les autres. On peut dire que c'est le résultat des conséquences qui suivent ce qui s'est passé dans la Reine des Damnées. Il y a beaucoup de personnages connus et inconnus, et certains ont leur propre chapitre. Il y a beaucoup d'explications et de points de vu différents sur les événements, mais ce n'est en rien ennuyant. Au contraire, j'ai trouvé cela très intéressant de voir comment toutes les révélations sur l'Origine des vampires sont vécues par tant d'êtres si différents. 
- On apprend encore pleins de secrets croustillants qui laissent présager des suites possibles. Ce tome revient un fois de plus en profondeur sur la mythologie des vampires d'Anne Rice. Comme j'adore la manière dont elle les créer et fait vivre $ travers l'Histoire humaine, je me lasserais jamais de cette série. 
- Lestat est le personnage principal, mais on en découvre ou redécouvre pleins d'autres. Pas de risque de se perdre, il y a un petit index des personnages à la fin. Un deuxième bonus nous donne la chronologie des événements. C'est bien pratique. Lestat, toujours égal à lui-même, doit pour la première fois de sa vie arrêter de se conduire en garnement et prendre ses responsabilités. Il est un peu contre, mais en même tant, sans s'en rendre compte, c'est ce dont il avait besoin pour retrouver goût à la vie. Je l'adore, je les adore tous en fait. Leur personnalités si complexes, leur doutes, leur espoirs et leurs vies les rendent plus vivants que n'importe quel vampire ayant jamais vu le jour.
- J'ai juste été un peu déçu sur le personnage de Viktor. Pas sur son existence, mais sur le fait qu'il n'avait pas son propre chapitre, j'aurais aimé le découvrir plus en profondeur. Il y a aussi le fait qu'il n' y ait aucune mention du vampire Queen Blackwood que j'avais beaucoup aimé dans Le Domaine de Blackwood. J'ai trouvé cela dommage, mais c'est tout. 
- Je remettrais mon avis à jour quand je l'aurais relu en français. 

Extrait de Blood Genesis :
"In the begining were the spirits. They were invisible beings, heard and seen only by the most powerful sorcerers or witches. Some were thought to be malevolent ; some were praised as good. They could find lost objects, spy upon enemies, and now and then affect the weather.
Two great witches, Mekare et Maharet, lived in a beautiful valley ont th side of Mount Carmel, and they communed with the spirits. One of these spirits, the great and powerful Amel, could, in this mischief making, take blood from human beings."

451 pages

mercredi 17 décembre 2014

WARP, Livre 1

Livre 1 - L'Assassin malgré lui
d'Eoin Colfer
★★★☆

Résumé du quatrième de couverture :
NOM DE CODE : W. A. R. P.
Programme de protection des témoins,
classé ultrasecret par le FBI
Jusqu'au jour où...
RILEY, un orphelin de l'époque victorienne,
se retrouve projet dans le XXIe siècle, bientôt suivi par son maître, le diabolique...
ALBERT GARRICK, illusionniste
et tueur à gages, lancé sur ses traces
et celles de...
CHEVIE SAVANO, la plus jeune et la plus intrépide des agents du FBI.

Une hallucinante course.poursuite à travers le temps. Riley et Chevie sortiront-ils vivants de cette traque implacable ? Pourront-ils empêcher le redoutable Garrick de s'approprier les clés du programme WARP et de changer le cours de l'histoire ?

Mon avis :
- J'avais bien aimé Artemis Fowl, alors quand j'ai vu cette nouvelle série j'ai eu envie d'essayer, mais j'ai été un peu déçue. J'ai aimé ma lecture mais sans plus.
- L'histoire démarre bien, plus sombre qu'Artemis Fowl, mais malgré de très bon passages,  certains détails plus légers et un peu ridicule ont brisé la dynamique de l'intrigue et son sérieux. Et, j'ai trouvé cela dommage. 
- J'aime bien le personnage de Riley. Sa façon de parler vieille France est super, si ce n'est qu'il aurait été vraiment nécessaire des notes de bas de page ou un index des mots et expressions qu'il utilisait, parce que souvent je ne comprenais rien à ce qu'il disait, ce qui une fois encore cassait la dynamique de l'histoire. Chevie à part son origine indienne est assez banale. Je dois dire qu'une agente du FBI de 16 ans m'a laissé un peu froide. Quant au méchant, il est surpuissant dès le début, il m'a rapidement lassé, même si j'ai aimé sa relation avec Riley.
- Le voyage dans le temps est original, mais pour l'instant laisse tout ses mystères. J'aime beaucoup la couverture, même si je n'arrive pas à comprendre quel engin Riley est en train de conduire. 
- L'histoire peut encore laisser apparaître des pépites, surtout avec la fin. On verra, mais je ne vais pas me ruer sur le tome 2. 

Extrait début chapitre un :
" Bedford Squard. Bloomsbury. Londres. 1898

Il y avait deux tâche dans la pénombre, entre l'horloge de grand-mère et les tentures de velours. l'une était située plus haut que l'autre. On aurait dit deux empreinte digitales dans une nuit noire rendue encore plus obscure par la doublure opaque des épais rideaux et la toile à sac fixée en travers des soupiraux."

392 pages
Editions Gallimard Jeunesse

vendredi 12 décembre 2014

Charley Davidson, Tome 6

 Tome 6 - Au Bord de la Sixième Tombe 
de Darynda Jones

Résumé du quatrième de couverture :
La plupart des filles y réfléchiraient à deux fois avant de se fiancer à Reyes Farrow... Je ne suis pas comme la plupart des filles. Il est le fils unique d diable et moi une faucheuse en formation accro au café.  Ce qui devrait nous rendre incompatibles. Et même ennemis. Mais il est aussi ténébreux, sensuel, sexy à se damner et tout ce dont j'ai jamais rêvé. Et je suis aussi détective privée. Alors quand un fichier du FBI concernant l'enfance de Reyes me tombe entre les mains... je sais que je ne devrais pas l'ouvrir. Sauf que je ne peux pas m'en empêcher. Et ça, c'est une très mauvaise idée !

Mon avis :
- Un sixième tome toujours aussi palpitant, même si certains événements secondaires sont un peu prévisibles.
- Je n'aime pas trop la couverture. Charley a l'air d'un zombie mannequin. 
- Charley se rend enfin compte de ce qu'elle peut faire, et j'ai trouvé ces possibilités très intéressantes. Elles laissent présager un certain changement dans le boulot de faucheuse. Enfin, si Charley arrive à empêcher la fin du monde. 
- En ce qui concerne l'événement à propos de Reyes. J'ai été un peu déçue. Je ne sais pas, la situation ne m'a pas convaincu, il m'a manqué quelque chose pour frissonner. 
- Par contre, la toute fin annonce une nouvelle explosive qui va tout changer dans le prochain tome. J'ai hâte de voir comment cela va tourner, l'histoire est toujours aussi intéressante et un nouveau personnage charismatique et mystérieux a fait son entrée. J'ai hâte d'en apprendre plus sur lui. 
- Il y a un merveilleux tout à la fin. Un chapitre spécial sur un des événements se déroulant dans ce tome. La spécificité de ce chapitre vient que c'est point de vu de Reyes qui est à l'honneur. C'est la première fois, et c'était très rafraîchissant et sexy sous de nombreux aspects. Les membres de son fan club me comprendront. 

Extrait début du chapitre un :
"Même en reliant des points, j'arrive à me planter. 
Tee-Shirt

- Une fille, un mocha latte et un fantôme à poil entre dans un bar dis-je en me retournant vers le type tout nu et mort qui était assis sur mon siège passager.
Le vieux type nu et mort qui jouait les passagers clandestins dans ma Jeep rouge cerise, aussi connue sous le doux nom de Misery, depuis deux jours à présent. On était en mission de surveillance."

423 pages

mardi 9 décembre 2014

Le Cycle d'Ender

Tome 1 - La Stratégie Ender
d'Orson Scott Card
★★★★

Résumé du quatrième de couverture : 
Andrew Wiggin, dit Ender, n'est pas un garçon comme les autres. Depuis sa naissance, ses faits et gestes sont observés par l'intermédiaire d'un moniteur greffé dans son cerveau. Car ceux qui l'ont conçu ambitionnent de faire de lui le plus grand général de tous les temps, le seul capable de sauver ses semblables de l'invasion des doryphores. Et alors qu'Ender suit pas à pas le dur chemin de son apprentissage de guerrier, ses créateurs mesurent la gravité de leur choix : en donnant naissance à un monstre, n'ont-ils pas damné l'humanité elle-même.

Mon avis :
- Bien que je connaisse et aime déjà beaucoup cet auteur, je n'ai seulement entendu parlé de cette histoire que lorsqu'elle a été adapté en film. Film que je n'ai pas encore vu, mais l'histoire me tentait beaucoup.
- J'aime comme l'auteur présente les choses. Tous les chapitres ont une petite introduction : c'est une conversation entre adulte au sujet d'Ender et ensuite on suit Ender et les conséquences des choix de ces adultes sans cœur. La guerre justifie tous les moyens pour la gagner ? Je n'en suis pas sûre.
- Ender est génial. Il pourrait sembler ennuyeux puisqu'il est toujours le meilleur en tout, mais c'est surtout son esprit qui est intéressant de suivre, de voir comment il surmonte les épreuves malgré l'horreur de sa situation, parce qu'il se rend parfaitement compte qu'il est manipulé et isolé. On le suit depuis ses six ans jusqu'à environ ses douze ans. Et c'est dur, les maltraitances physiques et psychologiques sont affreuses, c'est vraiment un miracle qu'il n'ait craqué. 
- L'ennemi. Les doryphores, pendant presque tous le livre, même s'ils sont cités tout le temps, on ne sait presque rien sur eux. Ce n'est que vert la fin de l'entraînement d'Ender que l'on nous donne des détails et j'ai bien aimé ce suspense. 
- J'ai aimé "l'abominable" fin qui est grandiose et à la hauteur de tout ce qui s'est passé précédemment. J'ai hâte de lire la suite pour savoir comment Ender s'en remet et connaître un peu mieux sa sœur.
- Seul bémol : la couverture de cette édition n'a vraiment aucun charme, aucun attrait. Dommage.

Extrait début de l'introduction du chapitre un :
"- J'ai regardé par ses yeux, j'ai écouté par ses oreilles, et je vous dis que c'est le bon. Ou du moins le meilleur que nous pourrons trouver.
- C'est ce que vous disiez à propos de son frère.
- Le frère s'est révélé inadéquat. Pour d'autres raison. Rien à voir avec ses aptitudes.
- Pareil avec la soeur. Et il y a des doutes à son propos. Il est trop influençable. Trop prompt à se laisser submerger par les désirs d'autrui.
- Sauf s'il s'agit d'un ennemi.
- Que faut-il faire dans ce cas ? L'entourer en permanence d'ennemi ?
- S'il le faut.
- J'avais cru vous entendre dire que vous aimiez bien cet enfant.
Si les doryphores l’attrapent, ils me feront passer pour son oncle préféré.
- Très bien. Nous sauvons le monde, après tout. Allez-y."

380 pages
Editions Nouveaux Millénaires.

Tome 1 - La Stratégie Ender
Tome 2 - Ender l'Exil
Tome 3 - La Voix des Morts

dimanche 7 décembre 2014

Le Dieu dans l'Ombre

Le Dieu dans l'Ombre
de Megan Lindholm
alias Robin Hobb
★★★★

Résumé du quatrième de couverture :
Evelyn a 25 ans. Un séjour imprévu dans sa belle famille avec son mari et son fils de cinq ans, tourne à l'enfer puis au cauchemar absolu.
Une créature surgie de son enfance l'entraîne alors dans un voyage hallucinant, sensuel, inquiétant et totalement imprévisible vers les forêts primaires de l'Alaska. Compagnon fantasmatique ou incarnation de Pan, le grand faune lui-même... Qui est le Dieu dans l'ombre ?

Mon avis :
- Moi qui adore cette auteur, quand j'ai trouvé ce bouquin à la bibli que je ne connaissais pas du tout, je l'ai emprunté aussitôt. Et je ne le regrette pas. J'ai adoré me replonger dans son style.
- L'histoire tourne autour d'Evelyn, une jeune maman heureuse de sa vie et de son mariage. Jusqu'à ce qu'elle doivent vivre avec sa belle famille totalement différent d'elle et qui se mettent à contrôler la moindre parcelle de sa vie. Il y a énormément de psychologie dans ce roman, car on suit cette femme qui pourrait être nous et son parcours ou plutôt son combat pour rester elle-même au milieu de personnes qui sans même s'en rendre compte la rabaisse sans arrêt. 
- A côté de cela, son passé la rattrape par l'apparition de son ami d'enfance qui n'est pas humain et qui lui donne la possibilité de rester elle-même. J'aime beaucoup cette dualité entre le réel et le fantastique. Robin Hobb a parfaitement jouer avec. Toute la première partie du livre, les chapitres se divisent ainsi : un chapitre sur ce qui se passent dans le présent et un sur son enfance, ainsi de suite. Cela m'a permis  de complètement m'attacher à cette femme. Même si parfois j'avais envie de lui donner des baffes lorsqu'elle se laissait marcher sur les pieds, hmm, peut-être justement parce que je la comprenais trop bien, et que souvent je suis pareil. Il vaut mieux être soi-même que ce que les autres veulent que vous soyez, même si cela signifie être seul. C'est qu'ils ne vous méritent pas.  
- Quand je dis dans le présent, ce n'est pas de nos jours que se déroulent l'intrigue mais en 1976. J'ai bien aimé découvrir des pans de la vie des années 60 et 70, encore un petit plus à l'histoire.
- Pan et bien, c'est Pan. Il est fantastique, mystérieux et la vie naturelle. Le voyage qu'elle accomplit avec lui, lui permet de réapprendre à vivre après ce qui s'est passé avec sa famille. J'ai beaucoup aimé le côté magique, mythe et un peu nostalgique de son aventure. 

Extrait début chapitre un :
"En vol, le 11 mars 1976

Je cesse de regarder fixement par le hublot et me penche pour jeter un coup d’œil à mon fils, dans le siège à côté de moi. Il n'y a rien à voir dehors, de toute façon. A l'extérieur, du hublot ovale, la nuit sidérale défile en silence. Le ciel est couvert et seules, quelques étoiles sont visibles. Rien qui puisse empêcher mon esprit de tourner en rond. A l'intérieur, on entend le bruit des moteurs, le ronronnement des petits ventilateurs individuels qui brassent l'air confiné."

428 pages
Editions SW-Télémaque

jeudi 27 novembre 2014

Les Loups de Riverdance

 Tome 1 - Lucas 
de H. V. Gavriel

Résumé du quatrième de couverture : 
Lucas a toujours vécu en marge de la société. Traqué par sa propre famille, il n'a jamais pu poser ses bagages. Pourtant, il continue de rêver à une vie rangée : un petit copain régulier, des amis...
Il pense trouver tout cela dans cette petite ville des North Cascades. Cependant le monde surnaturel n'est pas le seul à abriter le mal et le jeune homme va voir ses rêves de bonheur piétinés. 
Brisé, il est recueilli par Marcus. Un homme beau, fort, plus âgé, qui fait battre le cœur de Lucas. Mais Marcus est avant tout l'Alpha de la meute locale et lorsque le passé de Lucas le rattrape et que les cadavres commencent à s'empiler, la nature même du jeune homme va devenir un danger pour les loups...

Mon avis :
- Quand j'ai vu ce livre sur le site de Milady, j'ai tout de suite su qu'il me le fallait à tout prix. Il suffisait juste que j'attende qu'il sorte. Et je n'ai pas été déçue ! C'est la seconde fois que je lis du Boy's Love dans le genre Bit-Lit et je pense que cela à de l'avenir, surtout avec un auteur pareil. En plus la couverture est très alléchante !
- Parlons d'abord de l'histoire. Elle est très travaillée, elle se met en place gentiment, nous laissant découvrir les personnages. On ne rencontre pas Marcus tout de suite et ils ne se sautent pas dessus au bout de 3 pages. C'est qui est parfait, les relations sont développées avec subtilité et réalisme. 
- Tout comme les personnages. On suit uniquement Lucas, jeune homme mystérieux et à travers lui on découvre la meute et Marcus. On le découvre vraiment intimement et j'ai beaucoup apprécié de suivre l'évolution de ses sentiments et des ses pensées. C'est vraiment un personnage très complet, intéressant et hors du commun. J'ai beaucoup aimé son passé que l'on découvre tout au fil du roman. A chaque fois, il y avait une nouvelle surprise. Marcus, je l'ai trouvé assez normal, ce qu'on attend d'un mâle alpha. J'ai juste trouvé un peu dommage que la meute soit si secondaire, on en sait en fait très peu sur elle, toute l'intrigue tourne autour de Lucas. 
- Comme c'est du Boy's Love, il y a des relations sexuels entre hommes. L'auteur a su non seulement parfaitement décrire les émotions entre deux hommes, mais également les scènes de sexe qui sont parfois très croustillantes et bien détaillées. 
- La fin est explosive, même si les raisons du méchant sont complètement folles. Pauvre Lucas, mais j'adore ce genre de psychopathe. 

Extrait début du prologue :
"Enlisé dans la boue, je ne parvenais plus à avancer. Chaque pas me demandait un effort plus grand, le bruit de succion de la glaise sous mes pied m'emplissait les oreilles.
Un sentiment d'urgence m'envahissait, de plus en plus fort, je savais qu'il me fallait bouger, vite, fuir, encore une fois. 
Je regardais autour de moi, le paysage était désolé mais somme toute banal, une étendue d'herbes folles et d'ajoncs, traversé par un mauvais chemin caillouteux menant vers... Vers où, déjà ? Je ne me rappelais plus ma destination. Ni d'ailleurs pour quelle raison je m'étais écarté du chemin, au risque de m'enliser dans les marais."

592 pages
Editions Milady

Tome 1 - Lucas
Tome 2 - Léo

vendredi 7 novembre 2014

Kara Gillian, Tome 5

 Tome 5 - La Main du Démon 
de Diana Rowland

Résumé du quatrième de couverture :
Kara Gillian, flic et invocatrice, est à présent, prisonnière dans le royaume des démons. Expert dans l'art de la traîtrise, le seigneur démon qui la retient captive compte bien empêcher Rhyzkahl - le seigneur à qui elle est liée par serment - de la sauver. Kara Cherche alors à découvrir la vérité sur elle-même ainsi que sur Rhyzkahl et Ryan, son collègue du FBI. Elle va devoir faire appel à toute sa détermination et à son expérience pour démêler le vrai du faux, ou le supplice qu'elle subit risque de se prolonger à jamais...

Mon avis :
- Oh purée, ce tome je l'ai attendu avec beaucoup d'impatience et j'avais peur d'être déçue. Mais heureusement, il a su tenir toutes ses promesses et même plus. 
- Enfin, on découvre le monde des démons. Kara y reste vraiment du début à la fin. Et tant mieux, car il est vraiment extraordinaire. L'auteur l'a vraiment bien crée et développé. J'aimerais bien y faire un tour. 
- Ce tome est également capital au niveau de l'intrigue, car celle-ci fait un tour à 180° époustouflant. J'ai adoré. On découvre les seigneurs démons et on en apprend beaucoup, mais il reste encore pleins de mystère pour la suite. J'adore particulièrement Mzatal que je trouve encore plus extraordinaire que Rhyzkahl, chose que je pensais impossible. 
- Il y a pas mal de descriptions et d'explications, mais l'action est aussi très présente donnant un super rythme du début à la fin.
Vivement la suite. 

Extrait début chapitre premier :
"Quand le seigneur démon referma le collier autour de mon cou, m'empêchant de voir les arcanes distinctement et réduisant à néant mes chances d'être localisée, je ne gémis pas. Je ne jurais pas. Je ne pleurai pas. Je ne hurlai pas je ne me laissai pas tomber à terre avant de me recroqueviller sur moi-même.
J'en avais envie. Putain, j'en avais sacrément envie. Mais après tant d'années en tant qu'invocatrice et flic, je savais que s'il y avait bien une occasion où je ne devais pas montrer signe de faiblesse, c'était là : quand je me retrouvais face à face avec un seigneur démon dans leur royaume."

639 pages

jeudi 6 novembre 2014

Tokyo Ghoul

 Tokyo Ghoul 
de Sui Ishida

Résumé du quatrième de couverture :
Des créatures désespérées se tiennent dans les profondeurs de Tokyo...
Cachés au milieu de la foule, chassant les humains pour se nourrir de leur chair, elles sont connues sous le nom de "Goules"...
En croisant la route de l'une de ces créatures, un adolescent verra la roue de son destin tourmenté se mettre en mouvement...

Mon avis :
- Un coup de cœur phénoménale et immédiat ! Ce manga n'est Vraiment pas pour les âmes sensibles. Il y a beaucoup de scènes sanglantes et psychologiques très dures. 
- Dans un monde alternatif, les goules sont une réalité que tout le monde connaît. Ken Kaneki est un jeune homme de 18 ans qui fait ses études à l'université. C'est quelqu'un de banal, mais qui cache une grande solitude. Jusqu'au jour où il croise le chemin d'une goule. Attention, je révèle ici un événement qui a lieu au tout début du manga -> Kaneki est gravement blessé et les organes de la goule lui sont greffés. Sa vie change du tout au tout. Il n'est plus humain, mais pas une goules non plus. Comment faire pour survivre dans un monde dont il ne sait rien et qui est régi par la loi du plus fort ?
Malgré le fait que c'est un manga, l'histoire est développée à fond. La psyché des personnages aussi. En particulier Kaneki qui doit remettre en cause tout ce qu'il sait sur le bien et le mal s'il veut survivre. Et c'est pas facile. Manger de la chair humaine, alors que vous êtes un être humain ? 
- J'aime particulièrement le côté psychologique et tragique de ce manga. On voit d'abord que les les goules ne sont que des monstres sanguinaires, mais on se rend vite compte qu'elles n'ont pas le choix. Traquées et traitées comme des animaux, n'ayant pas ou très peu accès à l'éducation, celle-ci n'ont d'autres choix que de se conduire comme des monstres. 
- Les Colombes sont les chasseurs. Des inspecteurs entraînés pour tuer les goules qui ne les voient que comme des monstres incapables du moindre sentiments. Ils tuent sans discriminations pour venger les humains. Un cercle de mort sans fin animé par la haine de chacun des deux camps. Et Kaneki se retrouve au centre de cela. Dans cet enfer, il va découvrir des gens très différents de tous les préjugés que les humains véhiculent, mais à quel prix.
- Il existe aussi un anime du même nom qui reprend les sept premiers tomes. Il est bien, même si malheureusement l'histoire est modifiée et les événements mélangés et surtout, résumés au maximum. 
- Les dessins sont plus brutes que dans l'anime, mais cela donne une atmosphère plus sombre encore. 
- Je ne m'en lasse pas, que ce soit du manga ou de l'anime dont la musique est vraiment bien. 

Manga : 14 tomes au Japon (terminée), 8 en Europe. Une suite est en cours de publication.
Anime : saison 1 de 12 épisodes, saison 2 prévue pour janvier 2015.
Editions Glénat

Quelques images : 


Even dead Things feel your Love - Même les choses mortes ressentent ton amour

Even Dead Things feel your Love
de Mathieu Guibé
★★☆☆


Résumé du quatrième de couverture :
Au terme de votre vie, à combien estimez-vous le nombre de minutes au cours desquelles vous avez commis une erreur irréparable ? De celles dont les conséquences régissent d'une douloureuse tyrannie vos agissements futurs jusqu'au trépas. Mon acte manqué ne dura pas plus d'une fraction de seconde et pourtant ma mémoire fracturée me renvoie sans cesse à cet instant précis tandis que la course du temps poursuit son inaltérable marche, m'éloignant toujours un peu plus de ce que j'ai perdu ce jour-là. Je me demande si notre dernière heure venue, les remords s'effacent, nous délestant ainsi d'un bagage bien lourd vers l'au-delà ou le néant, peu importe. Puis je me souvien alors qu'il s'agit là d'une délivrance qui m'est interdite, condamné à porter sur mes épaules ce fardeau à travers les âges, à moi qui suis immortel.

L'amour ne devrait jamais être éternel, car nul ne pourrait endurer tant de douleur.


Mon avis :
- Ce livre ma été prêté par ma sœur. Merci de cette découverte. J'ai d'abord été attirée par le titre, puis par la couverture que je trouve magnifique. Le titre a beau être en anglais, le livre est bien écrit en français. C'est un titre qui représente bien l'histoire puisqu'elle tourne autour de cette petite phrase du début à la fin.
- J'ai été un peu déçue par l'histoire. Elle se divise en quatre parties. La première met en place l'intrigue et les personnages. Je l'ai trouvée assez banale et les événements trop téléphonés. La suite devient plus originale et j'ai été contente qu'il n'y ait qu'un seul couple du début à la fin. 
- Il y a beaucoup de surnaturel, mais j'ai trouvé dommage qu'il n'y a aucune information sur la nature des vampires, ainsi que sur ce qui arrive à Abigaël. Ensuite, même le personnage principal, m'a très vite ennuyé. Il ne fait que se plaindre du début à la fin. Il ne fait que des erreurs qui lui valent toute cette souffrance. C'est un peu énervant, car il n'évolue absolument pas. 
- Il y a pas mal de scènes de mort qui m'ont surprises, mais elles s'intégraient à la perfection à l'ambiance. Elles sont très bien décrites et sanglantes.
- On peut dire que la fin est très originale. Je ne sais pas si elle est heureuse ou pas, pour moi non en tout cas. C'est une histoire d'amour, mais d'un amour totalement destructeur. Quoi qu'il en soit, je suis restée sur ma fin, même si j'ai passé un bon moment. 


Extrait prologue :
"Alors qu'elle gisait dans mes bras, au seuil de la mort, m'implorant des yeux d'achever sans plus tarder ma sombre entreprise, j'avalai les dernières gorgées de son sang. La délicate saveur métallique de sa sève provoqua un frisson qui me parcourut l'échine et alla exploser dans ma tête, libérant un feu d'artifice de sensation et de plaisirs exquis. Je répondis à son expression légèrement apeurée par un regard doux, plein de tendresse, qui traduisait alors tout l'amour que j'avais pour elle en cet instant. Pendant un court moment, elle put oublier la douleur liée à son état temporaire de faiblesse. Elle n'avait plus qu'à s'abreuver de mon sang pour entamer sa transformation. Je mordis mon poignet et m'apprêtai à lui faire goûte à ce breuvage maudit. Ainsi, elle pourrai renaître après sa mort terrestre. Ainsi, nous pourrions vivre ensemble, unis pour l'éternité...

L'éternité... A cette époque, ce mot semblait encore idyllique et plein de belles promesses...


268 pages
Editions du Chat Noir

jeudi 23 octobre 2014

Les Damnés de Dana

Tome 1 - La Dame Sombre
d'Ambre Dubois
★★★☆

Résumé du quatrième de couverture :
Au pied d'un cercle de menhirs, une jeune femme aux cheveux et aux yeux couleur corbeau se réveille. Qui est-elle ? Elle l'ignore.  se trouve-t-elle ? Elle va bientôt le découvrir...
En plein territoire picte, résistant aux envahisseurs romains, une tribu celte recueille la mystérieuse femme. Rapidement, elle va se trouver mêlée au quotidien de ce peuple, à ses légendes, à ses mystères et à ses désespoirs. Le cercle de pierres sera-t-il la clef qui lui rendra son identité ?
A moins que ce ne soit le vampire qui la surveille dans l'ombre...

Mon avis :
- J'ai tout d'abord été attiré par la magnifique couverture. Ensuite par le résumé, j'aime bien ce genre d'intrigue et la mention de vampire à titiller ma curiosité. Si la couverture est sensée représenter l’héroïne, c'est tout de même un peu raté puisque que celle-ci a les yeux noirs et non verts. 
- L'histoire est bien menée, si ce n'est qu'elle est un peu facile et les personnages se remettent un peu trop facilement de leurs blessures. Il y a énormément de mystère, ce que j'adore, mais dans ce premier tome, on apprend strictement rien. Ce qui est un peu dommage, même si le suspense me donne envie de lire la suite.
- L'héroïne est intéressante, mais aussi un peu agaçante. Elle s'adapte très vite, mais je ne sais pas, je n'ai pas réussi à l'apprécier totalement, elle est trop parfaite. Niveaux masculin, les personnages sont tous des canons, ce qui est trop surréaliste, d'ailleurs les femmes aussi ; sans qu'ils aient, les uns ou les autres, des personnalités extraordinaires. 
- L'héroïne ne doit pas qu'affronter les romains, mais aussi des vampires. Pour l'instant, ce point met beaucoup d'originalité, mais il faudra voir comment l'auteur tourne cela dans le tome 2. Ce livre est bon, mais il m'a manqué un je ne sais quoi pour me faire vibrer.

Extrait début chapitre un :
"De fines gouttes d'eau tombaient sur mon visage de manière désordonnée et agaçante, ruisselant le long de ma joue et de mon front. Je su alors qu'il pleuvait.
Peu à peu, mon esprit refaisait surface, revenant d'un profond abîme où tout n'était que noirceur et néant. Il s'acheminait lentement vers cette lueur tenue, vers cette âme qui faisait mon être, mon identité, prenant soin au passage de réveiller chaque membre de mon corps pour m'en rappeler son existence."

302 pages
Editions du Chat Noir

samedi 18 octobre 2014

Fruits Basket

 Fruits Basket 
de Natsuki Takaya

Mon résumé : 
 Tohru Honda est une jeune fille ordinaire. Elle va au lycée et a deux merveilleuses amies. Pourtant quelque chose la différencie des autres. En effet, quelques mois auparavant sa mère est décédée dans un accident de voiture, et elle ne se souvient pas de son père qui est mort lorsqu'elle était très jeune.   Et depuis plusieurs jours, Tohru vit sous une tente, car son grand-père fait des travaux dans sa maison. Cependant, elle ne sait pas que son camarde de classe Yuki Soma vit, avec son cousin Shiguré, juste à côté. Ces derniers finissent par la recueillir chez eux, en échange de toutes les tâches ménagères ! 
Mais très vite dans cette maison rempli de beaux gosses Tohru découvre un secret. Un secret qui va changer sa vie et celle de la famille Soma.

Mon avis : 

- Fruits Basket est le premier manga que j'ai lu en version papier et qui m'a donné la fièvre des manga. D'abord, Je l'ai découvert en dessin animé sur cartoon, et ça m'avait donné envie de lire la version papier. J'ai alors découvert que cette histoire est bien plus qu'une romance adolescente. 
- La première couverture est très simple et un peu rébarbative, et elle représente Tohru. Cependant, chaque couverture devient plus belle que la précédente et représente toute un personnage différent. 
- Franchement, l'histoire et les personnages sont si développés que l'on a pas l'impression de juste lire un manga, mais un roman. L'histoire tient parfaitement la route et nous tient en haleine jusqu'au dernier tome. 
- Le secret de la famille Soma est extraordinaire et très complexe. Tohru va vraiment devoir travailler dur pour aider les douze membres de la famille qui sont directement concernés. Et ne vous inquiétez pas, ce ne sont pas que des garçons. Il y a beaucoup de personnages, mais il n'est pas difficile de s'y retrouver. Au départ, on peut trouver Tohru assez stupide et potiche, mais très vite son caractère s'affirme et sa complexité apparaît, comme pour tous les autres.
- J'aime particulièrement l'humour de Natsuki Takaya qui donne une touche de légéreté, parfois certaines scènes tragiques sont vraiment très dures, et cela donne un bon équilibre à l'intrigue.
- C'est dommage, il y a un bon anime, mais il ne couvre que les 6 premiers tomes alors qu'il y en a en tout 23. 
- Je le conseille à tous ceux qui ne l'aurait pas encore lu. Pour ma part, j'ai déjà plongé dedans des dizaines de fois. C'est l'un des meilleurs que j'ai jamais lu ! ^^

Manga : 23 tomes, la série est complète
Editions Akata / Delcourt
Anime : 26 épisodes basés sur les 6 premiers tomes

Quelques images :
Tohru, le rouquin Kyo, le Prince Yuki et derrière Shiguré.
De gauche à droite : Hatsuharu, Kyo, Thoru, Momiji et Yuki.

vendredi 17 octobre 2014

Hurlevant

 Hurlevant 
d'Emily Brontë

Résumé pris sur Wikipédia et un peu modifié : 
Mr Earnshaw a deux enfants : un fils, Hindley, et une fille, Catherine. Un jour, il ramène d'un voyage un enfant abandonné de six ans : Heathcliff, dont l'origine restera inconnue. Hindley entre rapidement en conflit avec Heathcliff, au contraire de sa sœur qui en devient très proche. A la mort de leur père, Hindley devient le maître de la maison et Heathcliff est traité comme un moins que rien. Mais Catherine et Heathcliff s'aiment tendrement et leurs sentiments enfantins deviennent plus profonds encore à l'adolescence. Ils s'échappent fréquemment dans la lande pour rêver à des jours meilleurs. Jusqu'au jour où Catherine rencontre le jeune Edgar Linton, héritier de la propriété voisine...

Mon avis : 
- Un vrai chef d'œuvre ! A lire absolument. Le style de l'auteur est magique, je m'y suis perdue totalement.
- En réalité, l'histoire se déroule de nombreuses années plus tard. M. Lockwood s'installe dans l'ancienne propriété des Linton. Après avoir fait la connaissance de son ténébreux et mystérieux voisin M.  Heathcliff, il apprendra de l'une de ses servantes l'histoire tragique de la jeune Catherine et d'Heathcliff.
- J'aime beaucoup la façon dont l'histoire est contée par un témoin extérieur aux événements. Tous les personnages, et en particulier Heathcliff, possèdent une part d'obscurité que fait ressortir l'auteur. C'est une histoire d'amour, certes, mais d'un amour violent, sombre et dur, qui détruit deux familles.
- Après l'avoir relu, je pense encore plus que Cathérine est la plus responsable des événements tragiques survenus. Quelle personalité égoïste à tout point de vue elle a. Il est facile de comprendre pourquoi Heathcliff devient ainsi, mais elle, elle n'a pas vraiment d'excuse. 
- Une des choses que j'aime le plus dans ce roman, c'est l'évolution des personnalités selon les événements. Il suffit qu'un élément pertubateur apparaissent ou disparaissent pour que l'atmosphère change du tout au tout.  

Extrait début chapitre un :
"1801. - Je viens de rentrer d'une visite à mon propriétaire : c'est le seul et unique voisin dont j'aurai à me soucier. Ce pays est assurément magnifique ! Dans toute l'Angleterre, je ne crois pas que j'aurais pu fixer mon choix su un emplacement aussi parfaitement étranger au tourbillon de la vie mondaine. C'est un vrai paradis du misanthrope ; et M. Heathcliff et moi nous sommes si bien faits pour nous partager cette désolation à nous deux ! Quel admirable personnage ! Il se doutait bien peu de la chaleur des sentiments qui naissaient dans mon cœur à son égard quand j'ai vu ses yeux noirs se réfugier de si soupçonneuse manière à l'abri de ses sourcils, au moment où j'approchais sur mon cheval, et ses doigts se retirer plus profondément dans son gilet, avec une résolution jalouse, à l'annonce de mon nom."

471 pages
Editions Garnier Frères

jeudi 16 octobre 2014

Un Lieu sûr

 Un Lieu Sûr 
de Barbara Gowdy

Mon résumé :
Bourbe est une jeune éléphante qui vient d'atteindre l'âge adulte. Sa vie d'Elle-là (l'espèce éléphantine) dans sa famille d'adoption s'écoule dans la peur. La peur des Patt'arrière (humains) qui massacre de plus en plus de familles. Qui plus est la plus dure sécheresse depuis des dizaines d'années commence à sévir. L'eau et la nourriture commencent à se faire rares. Mais il y a peut-être un espoir. Une rumeur se répand, celle du Lieu sûr, un paradis loin de la peur et des massacres...

Mon avis : 
- Un vrai coup de coeur !
- Ce livre est extraordinaire vraiment. On pénètre dans ce monde animal non par les humains, mais par les éléphants eux-mêmes. La réalité des massacres et la difficulté du climat rend ce récit tragique, et pourtant il y a toujours une lueur d'Espoir. 
- Barbara Gowdy a su créer tout un monde. Chaque espèce à un vocabulaire, une vision du monde et des croyances qui leurs sont propres. Même si parfois cela paraît un peu trop humain, mais après tout que savons de la manière dont les animaux appréhendent le monde. 
- L'auteur nous aide en nous donnant les arbres généalogiques des principales familles. Ce qui permet de s'y retrouver plus facilement. Il y a aussi un glossaire du langage des Elles-là. Car durant le livre, tous ne sont pas expliqués.
- J'ai trouvé tout de même le vocabulaire parfois un peu trop cru, mais cela ne m'a pas trop dérangé et donne une autre perception à l'histoire.

Prologue : 
"S'ils vivent assez longtemps, ils oublient tout.
La plupart d'entre eux ne vivent pas si longtemps. Neuf sur dix sont massacrés dans leur jeune âge, des dizaines d'années avant que leur mémoire commence à s'assécher. Je parle donc de la majorité quand je dis que ce qu'on raconte est vrai : ils n'oublient jamais. 
Eux pensent que c'est à cause de leur taille. Certains vont jusqu'à prétendre que sous ce cumulonimbus de chair et cette énorme et ondulante ossature, ils sont de la mémoire. Oui, ils renferment la mémoire, mais ce que l'on sait peut-être moins c'est que sans elle ils sont perdus. Quand leur mémoire commence à s'assécher, leur corps va à son déclin, comme par un lent écoulement du sang. 
Mais auparavant chaque odeur qu'ils ont aspirée par la trombe, chaque éclat de soleil qu'ils ont éteint de leur ombre formidable est conservé en eux sous forme d'un instant parfait et accessible à tout moment. Ils demandent rarement : Te souviens-tu ? Se souvenir, cela va de soi. Remarquer, c'est différent. As-tu senti cela ? L'as-tu vu ? demandent-ils.
Ils voient mieux que vous ne pouvez l'imaginer. Ne croyez pas ce que l'on raconte, qu'ils sont presque aveugles. Ils contemplent l'horizon, discernent ce qui s'y trouve et, contrairement aux carnivores, ne sont jamais éblouis par une bande de zèbres en mouvement. Si le troupeau est assez proche, ils les distinguent les uns des autres, les reconnaissant à leurs seuls rayures après les avoir simplement entrevus des années plus tôt. La teneur exacte du vent qui ce jour-là mugissait dans les acacias, la façon dont le soleil dégringolait à travers le feuillage accompagnent le souvenir, sont revécus, et l'on peut désormais s'appesantir sur ce qui, à l'époque, était passé presque inaperçu.
Supposez que par là-bas de poudreuses vagues de sel s'étaient élevées en un tourbillon. Dans le souvenir ils peuvent tourner les yeux vers les vagues et réfléchir à ce phénomène, le fond d'un lac qui rêve à son lac perdu. 
Ce qui peut déclencher leurs larmes. Ils sont sentimentaux au point qu'on pourrait les dire larmoyants. Même les grands mâles. Un deuil, un désir ardent leur brise le cœur. "

390 pages 
Editions Actes Sud

mercredi 15 octobre 2014

Les Enfants Rats

 Les Enfants Rats 
de Françoise Jay

Résumé du quatrième de couverture :
Dans un monde politiquement bouleversé, des miliers d'enfants, abandonnés à eux-mêmes, ont trouvé refuge dans les égouts. Regroupés en hordes où règnent la violence et la loi du plus fort, leur quotidien se réduit à voler dans la ville pour survivre, et à échapper à la police ainsi qu'aux autres hordes.
Irielle à dix-sept ans. Arrivée dans les égouts à dix ans, elle a refusé la loi sauvage des enfants-rats. Elle vit seule avec Jode, un petit garçon de cinq ans qu'elle a trouvé bébé dans une poubelle et à qui elle a appris à lire et à écrire...
En ce début de printemps, deux rencontres vont bouleverser leur vie...

Mon avis :
- Un vrai coup de coeur !
- L'écriture est légère sans être simple, et surtout très fluide. Les chapitres sont courts, ce qui rend la lecture très agréable et rapide. 
- On découvre le quotidien de ses enfants redevenus sauvages et l'insensibilité de la société devant l'horreur de leur réalité. Irielle est à part, elle refuse de vivre comme un animal et fait tout pour rester un être humain, contrairement aux enfants-rats, qui même s'ils n'ont pas le choix, essaie de survivre en perdant leur humanité. J'ai été choquée lorsqu'Irielle trouve le nouveau-né dans un carton jeté dans une bouche d'égout. Le pire, c'est de se rendre compte que notre société avance petit à petit dans cette direction. 
- J'ai beaucoup aimé qu'Irielle ne soit pas la seule narratrice. Il y a aussi le petit Jode, qui malgré sa naïveté, montre une confiance à toute épreuve et un courage extraordinaire. Il y a aussi le point de vu d'un enfant-rat et de  certains aldultes dans le monde extérieur. 
- Le seul défaut que j'ai relevé, c'est la facilité avec laquelle tout se résout à la fin. Dans la réalité, c'est rarement le cas. Sans espoir, il n'est pas étonnant que le monde n'évolue pas. 

Extrait début prologue :
"Ils avaient fait surface par l'immeuble le plus isolé du quartier nord. Une petite bruine enveloppait la rue déserte d'un froid humide. Les lampadaires venaient de s'éteindre et le jour perçait faiblement. La horde resta groupée, attendant la consigne de son chef. Ce dernier interrogea l'éclaireur d'un bref regard. Puis, il joignit ses deux mains au-dessus de sa tête. Le signe de non-déploiement. Ils ne pourraient pas dépasser les limite de la rure. Ceux qui lambineraient n'auraient rien. Le chef projeta ses paumes en avant et les enfants-rats se rueèrent en silence vers les poubelles qu'ils investirent par groupes de deux ou trois.
Presque aussitôt, il y eut un cri terrible. Une cohorte de flics chargeait au pas de course. Les enfants-rats détalèrent. Les plus âgés refluèrent vers l'égout. Mais les plus jeunes, paniqués, se jetèrent dans les mailles du filet. Déjà, les flics embarquaient trois d'entre eux.
Soudain, une bande de pilleurs surgit et fonça sur les policiers. Une bataille s'engagea. Le chef de la horde profita de la diversion pour récupérer les trois enfants-rats qui étaient déjà dans les voitures. Les flics se replièrent un instant. Ils revinrent équipés de masques et bombardèrent les rebelles de fumigènes paralysants. Ce fut la débandade et la rue redevint déserte. 
Les corps de ceux qui n'avaient pas réussi à fuir gisaient sur lebitume. Par terre, devant l'entrée de l'égout, le chef de la horde rampait et tentait d'échapper à la fumée acide qui brûlait ses poumons. Deux hommes le soulevèrent et l'embarquèrent. 
- Atlane ! cria une voix désespérée depuis l'égout."

217 pages
Editions Plon Jeunesse